Ambition, s’il y a bien un mot que Sandra Le Grand porte fièrement c’est le mot #AMBITION !

Elle a tout plaqué après 11 ans chez Coca-Cola, titillée par l’envie de monter sa propre entreprise. 16 ans, 180  salariés et 70 millions de chiffre d’affaires plus tard, Sandra Le Grand n’a pas regretté une seule fois sa prise de risque. Kalidea, sa société de services en ligne pour les comités d’entreprise, est un acteur majeur sur le marché et vient d’être rachetée par le groupe Up (ex chèque déjeuner). Autoportrait d’une chef d’entreprise passionnée, qui carbure à l’humain et à l’esprit start-up.

Désormais, elle intervient avec As We Are pour nos clients en conférence et workshop pour partager son expérience.

 Hors de question de déjeuner devant son ordinateur et d’oublier sa vie personnelle quand on travaille chez Kalidea : depuis 16 ans, Sandra Le Grand met un point d’honneur à chouchouter ses salariés et à créer un environnement de travail le plus accueillant possible. Au-delà des apéritifs entre collègues, des anniversaires et des soirées foot, cette patronne qui ne jure que par l’innovation et le travail d’équipe insuffle au quotidien un esprit de start-up à sa PME de 180  salariés. Projets transversaux, organisation de « stand up success story meetings » lors desquels chacun partage les bonnes nouvelles du mois, management à l’anglo-saxonne basé sur le participatif : Sandra Le Grand vise avant tout à créer une « belle énergie ».

Le jour où tout a changé 

Le déclic est venu avec le développement d’Internet : je sentais qu’une nouvelle ère arrivait et j’avais envie de saisir ces opportunités. J’avais 34 ans, deux enfants en bas âge, le goût du risque et le courage de le faire. Ma start-up, c’était mon troisième bébé ! Un jour j’ai vu un numéro de Capital, l’émission de M6, sur les jeunes start-up qui levaient des millions de francs pour se lancer : je me suis dit « pourquoi pas moi ? ».

Ma vision :  Un management au féminin

J’ai à chaque fois fait le choix à poste et compétences équivalents de recruter des femmes, qui ont à mon sens une capacité supérieure en termes de polyvalence, de pugnacité, de méthode… Depuis 16 ans, j’ai assuré plus que la parité au sein de mon entreprise ! De manière générale, j’ai toujours misé sur les ressources humaines comme un pilier de la réussite. Je qualifierais mon style de management de souple, ouvert, participatif : je mise sur la confiance, même si cette dernière n’exclut pas le contrôle. J’essaie de faire attention aux gens qui travaillent avec moi, de leur donner un univers de travail convivial, de leur offrir de la souplesse en termes d’organisation. Cela passe aussi par de petites choses, mises en place pour que chacun se sente bien : nous avons installé une table de ping pong, des salades composées sont proposées chaque jeudi au bureau pour le déjeuner, les enfants des salariés sont invités à découvrir l’entreprise une fois par an pour le family day …

Générosité, loyauté, transparence…

J’ai inscrit ces valeurs dans l’ADN de Kalidea et je recrute uniquement des collaborateurs qui les comprennent. Mes managers sont formés pour identifier les gens qui portent ces valeurs : c’est sur ce terreau favorable que l’on développera les compétences dont on a besoin… Je compte également beaucoup sur l’esprit d’équipe, essentiel pour une ambiance que j’aime quasiment familiale. Les salariés doivent prendre du plaisir à travailler ensemble .

Provoquer le changement

De facto tout le monde a peur du changement, or je suis convaincue qu’il faut l’accepter, voire le provoquer. Cela permet d’éviter de persister dans ses erreurs. Comme disent les Américains « Fail fast, Fail cheap , Fail often » : quand on se rend compte qu’on fait une erreur, il vaut mieux se l’avouer et changer de braquet. C’est une stratégie et un mode de pensée à changer, cela demande dans l’entreprise un travail de pédagogie, parce que le changement est moins confortable, plus effrayant aussi mais indispensable et salvateur !

Le networking, un moteur

Pour moi, le réseau, c’est un vrai mode de vie ! J’estime qu’un chef d’entreprise se doit d’avoir ses réseaux, perso ou pro, et je suis très impliquée, notamment chez « Croissance plus » et membre du réseau de mentoring, qui accompagnent  de jeunes entreprises. C’est un moyen de s’inspirer, de faire du business, mais aussi d’apporter et de porter des combats !

Mon conseil à un leader 

Ne pas avoir peur de prendre des risques ! Il n’y a pas de belle réussite sans risque, même s’il faut savoir les mesurer…

 

Mon #

 #énergie

 

Ils m’inspirent 

Je n’ai pas un mentor ou un modèle en particulier, j’aime me nourrir des rencontres, des conférences auxquelles j’assiste, des interventions des autres. Cela peut-être un sportif, un politique, le PDG d’une grande entreprise, une jeune entrepreneuse qui crée sa start-up…

Nous sommes complémentaires 

Je pense tout de suite à Nicolas Riché, le PDG de Colombus Café, quelqu’un de généreux, ouvert, friendly, axé sur le réseau et solidaire !

Retrouvez tous les tips de Sandra Legrand dans son dernier ouvrage #Ambition  paru aux Editions Télématiques le 22 septembre 216 !

Interview réalisé par Marine Defresnes pour As We Are

 

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