Columbus café réinvente le café social, et son PDG, Nicolas Riché en est le dirigeant visionnaire, incarnant ces nouveaux leaders qui savent réconcilier croissance économique et développement du capital humain.

À 47 ans, Nicolas Riché a vécu plusieurs carrières, mais toutes ont été guidées par le même leitmotiv : tout est possible quand on travaille avec plaisir. PDG de Columbus Café, enseigne de coffee-shop française leader dans l’Hexagone, et success story à la française de ce qui fait aujourd’hui le très dynamique secteur du Food Services, cet entrepreneur récidiviste nous livre ses mantras et inspirations de change maker.

Il se lève chaque matin à 5h30 (sans l’aide d’un réveil), médite une quinzaine de minutes par jour et propose à ses équipes de partir à l’étranger une fois par mois pour s’ouvrir à de nouvelles idées. Nicolas Riché ressemble à l’entrepreneur idéal, il est pourtant passé par des échecs et quelques virages à 180 degrés. De l’industrie pharmaceutique à la restauration rapide, du salariat à l’entrepreneuriat, il aime les pages blanches et les défis impossibles. À la tête de Columbus Café depuis 2008, il a fait de l’enseigne le concurrent direct de Starbucks en France et promet même de le dépasser en 2016. Autoportrait d’un patron libéré…

Le jour où tout a changé :

C’était en 1998, passionné par Internet, j’ai convaincu Carrefour de vendre des cosmétiques sur le web. Ils m’ont fait confiance : je me suis alors dit que finalement, dans la vie, on fait ce qu’on veut. Rien n’est impossible. C’était le début d’Internet en France, une époque magnifique qui m’a donné le déclic de l’entrepreneuriat.

Ma vision :

Le plaisir, moteur de l’entreprise libérée
Quand je ne prends plus de plaisir à faire quelque chose, je me remets en question, je corrige ou je change. Cela se répercute dans ma façon de manager : j’estime que chacun peut faire ce qu’il veut tant que nous gardons la même vision pour l’entreprise. Dans ce contexte, le patron n’est pas là pour sanctionner ou exiger mais pour accompagner ses collaborateurs.

L’agilité pour passer les périodes difficiles
Entre 2008 et 2010, j’avais du mal à payer les salaires en fin de mois, j’ai dû fermer 25 points de vente et licencier une centaine de personnes. Mais j’ai persévéré grâce au talent de nos équipes et parce que je croyais au marché du coffee-shop en France. Depuis 2011, nous sommes dans une phase de forte croissance et de développement.

Créer et partager la valeur
L’argent n’est pas une fin en soi, il est le carburant de l’entreprise. Nous réinvestissons ce que nous gagnons dans notre développement, nous prenons des risques pour créer de la valeur et la partager, c’est pourquoi chaque salarié est actionnaire de l’entreprise.

Mon # : #avecpassionetémotion

Ils m’inspirent :
Auteurs, entrepreneurs, famille, amis… Ce sont souvent les rencontres qui me font progresser. J’ai lu tous les livres de Christophe André, ses réflexions sur l’instant présent m’ont aidé dans les périodes difficiles et je les ai abondamment partagées avec mes collaborateurs.

Nous sommes complémentaires :
J’aime l’esprit « friendly » et authentique de la communauté As We Are, c’est très important pour moi. Je partage les mêmes valeurs que Christian Etchebest : le plaisir et les autres sont nos principaux moteurs. Je pense aussi être assez complémentaire de Philippe Gardent : il a cette exigence de sportif de haut niveau que je n’ai pas et que j’admire.

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